Association SILVA LATA

 

      PaTRIMOINE

Patrimoine

Journées du patrimoine : exposition permanente à l'abbaye de Sauvelade

Info

 

SAUVELADE ET SON ABBAYE

 

SAUVELADE est la traduction française du nom occitan SEUVALADA (du latin Silva Lata) qui signifie la Grande Fôret.

 

Bien rares sont les villages qui connaissent avec précision la date officielle de leur naissance. Tel est pourtant la cas de SAUVELADE.

La naissance du village se confond avec celle de l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1127, le Vicomte de Béarn, Gaston IV, dit Gaston de Croisé, revenait d’une guerre contre les Sarrasins où il avait contribué à la prise de Saragosse aux côtés de son oncle, Alphonse-le-Batailleur, Roi d’Aragon. Il fit cadeau à des moines bénédictins, qui vivaient dans des cabanes de bois et de branchages, de la forêt nommée Faget dans le lieu appelé SILVA LATA, afin d’y bâtir un monastère dédié à la Vierge Marie.

 

L’acte de donation fut passé le 6 avril 1127. C’est la naissance officielle de notre village

 

L’Eglise

 

Nous ne savons pas la date de sa construction. Tous laisse à penser qu’elle n’a pas été construite dès 1127.

 

La chapelle primitive était certainement plus modeste que celle que nous connaissons aujourd’hui.

 

Nous sommes cependant certains qu’elle était déjà construite en 1287. Après 60 années de période probatoire et de négociation les moines de l’abbaye de Sauvelade furent autorisés à se rattacher à l’ordre de Cîteaux.

 

La cérémonie d’affiliation se déroula la 11 janvier 1286.

 

 

 

 

 

 

 

Ceci explique son style dépouillé caractéristique de tous les édifices cisterciens.

 

Son originalité vient se son plan en « croix grecque » de type centré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Église, à nef unique courte et d’une longueur égale au transept, se termine par une abside centrale et deux absidioles latérales en hémicycles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La coupole surmonte la croisée et repose sur des arcs doubleaux légèrement brisés que supportent des pilastres.

 

Le monument actuel, partie église, a subi très peu de modifications depuis le XIIIème siècle, si ce n’est le toit en ardoise qui domine le clocher, qui date du XIXème siècle.

 

L’édifice primitif comportait un simple toit en écailles de bois ou bardeaux, il reste encore à la base du clocher les quatre coins de l’ancien toit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auprès de la porte qui ouvre sur le transept, le pied de bénitier en marbre vert de Campan provient certainement d’un fût de colonne d’une villa aquitano-romaine.

 

Le 10 août 1569, l’armée béarnaise protestante commandée par Montgoméry, poursuivant l’armée catholique de Catherine de Médicis, brûla l’abbaye. Les protestants conservèrent et restaurèrent l’église qui servit de temple au culte réformé pendant environ 40 ans, jusque vers 1611.

 

 

Après la révolution, l’église est devenue propriété de l’État et la partie appartements de l’Abbaye a été vendue comme bien national